France : l’ostéopathie en danger

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Publié le 18 décembre 2014 à 1 h 37 min dans la catégorie Santé  •  0 Commentaire

Le nombre d’ostéopathes praticiens a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie, plus précisément de 2002 à 2014. Il est passé de 4.000 à 18.000. En conséquence, certains patients craignent une détérioration de la formation bien que les établissements enseignants cette discipline soient agréés. Rappelons que l’ostéopathie est une méthode thérapeutique qui consiste à manipuler le système musculo-squelettique des patients afin de soulager certains troubles et douleurs nerveuses dont la sciatique.

L’ostéopathie : une discipline mal encadrée

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Un décret paru dimanche au Journal officiel a alarmé ces praticiens, dans lequel il précise le contenu et la durée de la formation en ostéopathie qui n’est pas toujours garants d’un service de qualité, proposés par de nombreux établissements. Ce décret est issu d’une entente engagée en 2013 par la ministre de la santé Marisol Touraine avec les organisations syndicales. Toutefois, sa publication mi-septembre a permis de mieux bordés les critères requis des établissements souhaitant délivrer une formation en ostéopathie.

Un nouveau programme en perspective pour 2015

Il s’agit d’un texte qui définit le programme ainsi que le déroulement de la formation pour avoir le titre d’ostéopathe. Pour les nouveaux étudiants pour la rentrée de septembre 2015, c’est-à-dire, les premières années, de nouvelles normes s’appliqueront.

Osteopathie-efficacite

Par ailleurs, le texte a été paraphé par les ministères des Affaires sociales et de l’Education. Dorénavant, la durée de la formation est fixée à 5 ans pour un total de 4.806 heures hors travail professionnel. Outre que cela, l’enseignement est réparti en 7 grands domaines partagés entre formation théorique et pratique.

Face à ces accusations, les ostéopathes ont fait preuve de solidarité à Paris en entreprenant une manifestation pour dénoncer la non-publication des décrets d’application de la loi « Kouchner »  du 4 mars 2002 reconnaissant l’ostéopathie.

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