Lutter contre les arrêts maladie abusifs

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Publié le 7 mars 2017 à 12 h 31 min dans la catégorie Santé  •  0 Commentaire

Les arrêts maladie repartent à la hausse, un signal néfaste pour l’économie. Car ce type de comportements plombe autant le “trou” de la Sécurité sociale que le chiffre d’affaires des entreprises.

Des arrêts complaisants ?

Difficile de savoir si un arrêt de travail est justifié, ou non. Bien entendu, il existe de nombreuses absences justifiées pour des pathologies, graves ou bénignes, qui peuvent nécessiter plusieurs semaines, voire plusieurs mois d’arrêt.

Cependant, d’autres arrêts maladie sont peu ou pas du tout justifiés… Et c’est sans surprise qu’on retrouve certains salariés censés être malades en vacances avec la famille ou à l’étranger. Ou tout simplement à domicile, ou pire parfois, chez les entreprises concurrentes en train de passer un entretien !

Le problème vient à la fois des patients et des médecins. Certains praticiens ont la réputation de prescrire facilement des arrêts de travail, ou de le faire sur demande… Des arrêts maladie complaisants, pour se reposer, éviter le stress ou le harcèlement, voire la dépression… Pour résumer, il existe de nombreux motifs pour arrêter un salarié et ces derniers ne sont pas toujours vérifiables…

400 millions d’euros économisés

La Sécurité social constitue le premier contrôle de ce type d’abus. Pour limiter l’absentéisme au travail, elle lance dans certains cas des visites du patient, pour contrôler si l’arrêt est bien justifié ou non. D’ailleurs, depuis 2010, la Sécu a multiplié par trois ses contrôles, notamment sur les arrêts de longue durée. Faisant cela, elle a réalisé en 2010 près de 400 millions d’économies directes.

Lancer une contre-visite médicale

En plus de cette démarche, l’employeur a la possibilité de lancer lui-même une contre-visite médicale s’il soupçonne un arrêt maladie abusif. Il suffit pour cela de mandater un expert qui enverra sur place un médecin contrôleur pour ausculter le patient. L’intérêt de cette visite organisée par un privé : en cas d’abus, la Sécurité sociale pourra suspendre le versement des indemnités journalières. L’employeur pourra également les suspendre si elles sont prévues dans son contrat. 

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